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foggy84 PILOTE


   Age : 38 Inscrit le : 28 Juil 2005 Messages : 3496 localisation : 03/12 moto actuelle : SVS 650
| Sujet: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 11:26 | |
| Dossier spécial Chine N°1 Au coeur de la capitale moto de Chine
Les constructeurs chinois
Les constructeurs de moto chinois sont plusieurs dizaines et produisent un total de 14 millions d’unités par an, dont une bonne part va à l’export. 
Le plus connu : Zongshen Le 31/08/2004 : Le plus connu de tous les constructeurs chinois est bien évidemment le groupe Zongshen, depuis que leur team a décroché le titre de champion du monde d’endurance en 2002. Mais ce groupe, qui occupe environ 18.000 employés, n’est que le 7ème constructeur de Chine avec une production de 779.000 unités par an. ici une de leur unité de production de Chongquing, dans la province du Setchuan.
Voir aussi : zongshenmotor

Objectif : doubler la production Néanmoins ce groupe a la volonté de devenir un des leaders aussi bien en Chine que dans le monde. Résultat il investit à tour de bras, dans de nouvelles unités de production (que nous n’avons pas eu le droit de photographier), pour remplacer les lignes de production « obsolètes », comme ici l’unité de fabrication de moteurs qui ne date que de 1996 ( !). Le groupe Zongshen produit à lui seul 2 millions de groupes propulseurs pour moto et près de 500.000 moteurs diesel par an. La nouvelle ligne de fabrication va lui coûter 8 millions de dollars US.

Le plus ancien : Jialing Le producteur « historique » de motos est le groupe Jialing, qui n’est que le 3ème constructeur de moto de Chine (chiffre de 2003). Ce constructeur a été le premier à travailler en étroite collaboration un fabricant étranger depuis 1981, en l’occurrence Honda. Ici la vue de l’usine principale qui occupe tout le quartier de Shuangbei dans le district de Sha Ping Ba à Chongqing. Elle fait 3 km de long sur autant de large. 30.000 personnes dépendent de ce complexe.

20% à l’export . Le groupe Jialing exporte environ 20% de sa production à l’étranger. Mais il a implanté ses propres usines en Asie (Cambodge, Thaïlande) et est aussi présent en Colombie, au Brésil et en Argentine. Il diffuse ses produits dans une cinquantaine de pays. Ce groupe travaille aussi en coopération (joint-venture) avec un autre partenaire en Indonésie et produit près de 200.000 scooters dans ce pays. Jialing est l’un des industriels les plus anciens de l’Empire du Milieu, puisqu’à la base c’était un fabriquant d’armes fondé en 1875. Sa reconversion dans la moto ne date que de 1979.

Des motos à 400 € ! On peut avoir une étendue de la gamme des producteurs chinois en visitant un de leur « show room ». Il y a en permanence plus d’une cinquantaine de modèles allant du 50 au 250 en passant par des cylindrées comme le 70, le 110 ou le 150 cm 3. Bien entendu, toutes les déclinaisons sont possibles. Le prix de vente de ces machines s’échelonne de 410 à 1.500 €, pour le consommateur chinois. _________________

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|  | | foggy84 PILOTE


   Age : 38 Inscrit le : 28 Juil 2005 Messages : 3496 localisation : 03/12 moto actuelle : SVS 650
| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 11:27 | |
| Dossier Spécial Chine N°2
En Chine il existe une pléthore de « petits » constructeurs. Voyage au cœur de cette galaxie un peu kitsch.

Une petite fabrique de 40.000 motos/an. Le 02/09/2004 : A côté des 40 à 50 constructeurs « officiels » recensés il existe une pléthore de « petits » constructeurs. Ces derniers, qui travaillent quelque fois en sous traitance, peuvent très bien lancer une fabrication à leur compte. Ainsi cette Shuanquing modèle SQ 150, a -t-elle été fabriquée à 40.000 exemplaires dans une usine de 200 personnes.

Bashuan Motor Tous ces petits constructeurs disposent de concessions à l’image de leur taille. Ici la concession « Bashuan Motor » dans le quartier de Luo Ding Bo à Chongqing. Ces concessions diffèrent de celles que nous connaissons en Europe, puisqu’on y trouve que des motos.

Le héros Asiatique Les noms pris par certains fabriquants ne manquent pas de piquant, puisque celui ci s’appelle en toute modestie : Asia Hero. Dans la liste des 30 premiers fabricants chinois on peut même trouver une marque dénommée « Sommet du Tibet ».

Shineray 007 Shineray est une marque qui produit environ 150.000 unités/an dont 50.000 pour l’export. Elle est surtout présente en Afrique du Nord et en Amérique Latine. Là encore l’appellation des machines laisse rêveur, puisque cette dernière est baptisée « 007 ». Voir aussi : shineray

La qualité, slogan numéro 1 Fondée en 1997, la marque Shineray, a compris que la fiabilité est le meilleur atout de vente, en plus des prix bas. Les slogans vantant la qualité de la fabrication, sont donc présents un peu partout dans leur usine de Chongqing. « Il est interdit d’utiliser une pièce défectueuse » est-il notifié sur ce mur. _________________

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   Age : 38 Inscrit le : 28 Juil 2005 Messages : 3496 localisation : 03/12 moto actuelle : SVS 650
| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 11:28 | |
| Dossier spécial Chine N°3
La moto en Chine s’adresse aux populations modestes. C’est avant tout un outil de déplacement et de travail pour les ouvriers et les employés. Mais de quoi est fait cet univers ? Découverte...

Les motos interdites en ville ! Malgré des chiffres de fabrication et de vente énormes (14 millions d’unités/an), les motos ne sont pas légion dans les rues des villes. Et pour cause, elles sont quasiment interdites dans les cités, pour des raisons de « pollution et de sécurité » dixit les autorités compétentes. A Pékin, par exemple, les motos n’ont le droit d’accéder au centre ville qu’à certaines heures. Le gros du marché Chinois se passe donc dans les campagne et à l’export. Près de 9 millions d’unités ont été vendues principalement en Inde, en Afrique et en Amérique Latine, en 2003.

Une accidentologie monstre La connaissance du code de la route est plus qu’approximatif en Chine. La règle est simple sur la route, c’est le plus gros qui a la priorité ! Les conducteurs chinois ne respectent qu’une seul règle : le feu rouge. En dehors de ça c’est la foire d’empoigne. Cette pratique est quasiment la règle en Asie. Résultat , les chiffres d’accidentologie atteignent les 10 millions de victimes sur ce continent (tués et blessés) par an selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Un autre exemple significatif, est l’augmentation du nombre de tués sur la route dans la région Asie Pacifique, qui a augmenté de 40% entre 1987 et 1995. Tout cela est dû à de mauvaises infrastructures et une absence de formation des conducteurs.

Moto utilitaire Contrairement aux images d’Epinal, on ne voit nulle part en Chine de grappes humaines agrippées aux motos, comme cela est le cas en Asie du Sud Est, c’est le résultat le plus visible de la politique de l’enfant unique. La moto en chine est avant tout un moyen de locomotion ou sert de plate forme utilitaire, comme ce garçon qui trimballe un rouleau de toile de jean’s dans le district de Dong Guang, à Canton (l’équivalent du Sentier à Paris facteur 100).

Motos taxis Une autre façon de survivre en Chine est de devenir Moto taxi. Cette formule a beaucoup de succès devant les incroyables embouteillages qui paralysent les centres villes des grandes villes chinoises aux heures de pointe. Il est facile de les reconnaître, ils attendent par paquets, au coin des rues. La priorité des autorités chinoises est clairement à la voiture : Elles ont donné le feu vert à Volkswagen et General Motors pour leur permettre d’ investir à eux deux plus de 8,6 milliards d’Euros en trois ans. Ces deux leaders des constructeurs automobile en Chine espèrent produire ainsi 2,9 millions de voitures/an en Chine. _________________

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| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 11:29 | |
| La pub Moto en Chine
Dossier spécial chine N°4
La pub, dans la seule ville non motophobe de Chine, Chongqing, est à la mesure de sa production moto : gigantesque

Pub sur autoroute Sur les voies rapides qui se dirigent vers le centre ville de Chongquing (province du Setchuan), d’ immenses panneaux vantent les mérites de marques de motos complètement inconnues en Europe. L’autre cœur de cible des publicistes chinois est le téléphone portable !

Des façades recouvertes de pub moto Cette débauche de pub continue dans le centre ville, puisque beaucoup d’ immeubles portent sur leurs façades des panneaux gigantesques à la gloire du deux roues.

Ronaldo sur une moto chinoise ! Pour mieux vendre leurs produits, les industriels de la moto n’hésitent pas à mettre en avant de véritables stars, comme le footballeur brésilien, Ronaldo ici à droite. C’est le cas ici de la marque Haojin, qui est produite par le fabricant Lingken à Canton. Il est très fréquent qu’un même constructeur propose deux voire trois marques différentes, dont seuls la peinture et le design changent. D’ailleurs le responsable des médias pour la marque, M. Liu, n’a pas exclu de lancer une troisième enseigne ( !?) Voir : lingken.com

Des acteurs de cinéma prestigieux La stratégie des fabriquants chinois est simple : proposer le plus large éventail de modèles possibles pour capter l’attention des consommateurs chinois. Ces derniers basent souvent leur choix sur la renommée d’une marque ou son prestige. Ils ont donc décidé d’associer leur image à des personnalités diverses. Ici c’est l’acteur Jackie Chan qui vante les mérites de Kinlon sur la façade de l’usine. _________________

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| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 11:30 | |
| Pièces détachées et trafics en tout genre
Dossier spécial Chine n°5
Le marché de la pièce détachée et des accessoires est à l’image du parc de deux-roues en circulation : énorme. 
Des quartiers entiers dédiés aux pièces détachées Ainsi, des quartiers entiers sont dédiés aux pièces de moto. Ici on est dans le quartier de Luo Ding Bo, dans la ville de Chonqqing, la principale ville du Setchuan. Cette entrée est dédiée aux voitures (c’est écrit sur le portique). Le marché pour les pièces détachées de moto se trouve de l’autre côté de la colline.

Des boutiques où l’on trouve de tout Près de 300 boutiques proposent de tout pour équiper une moto, depuis les ampoules jusqu’aux moteurs, en passant par les cadres et les roues.

Des carters moteurs jusqu’au plafond Dans la deuxième partie de ce magasin, on trouve toutes sortes de moteurs (au premier plan), ainsi que des carters empilés jusqu’au plafond !

Pour les bricoleurs de tout poil Toujours dans le quartier de Luo Ding Bo, Les apprentis mécanos peuvent réparer ou monter une machine de toute pièce, sur le bord du trottoir, en une après midi, devant leur « concession ».

Le règne de la copie En plein centre ville à Canton, on peut également trouver ce genre de boutiques. Ici à Zhong Ha Plaza, dans le district de Dong Giao Chan, la plupart des pièces sont des copies. Deux boutiques plus loin on peut même trouver une fourche de Kawa 1000, provenant d’une machine volée au Japon. Les grosses cylindrées japonaises sont en nombre extrêmement limité en Chine, car elles sont frappées de 70% de taxes à l’importation. _________________

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| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 11:32 | |
| La moto de loisirs en Chine
Dossier spécial Chine N°6
En Chine, la moto est avant tout utilitaire, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres alternatives.

Chongqing Rider’s club Le rendez-vous des « motards » à Chongqing se trouve au « Rider’s Legend Bar », rue Sha Chong Luo Road dans le quartier Sha Ping Ba à Chongqing. C’est la propriété de Fu Zhi Yong, à droite, qui a créé ce lieu il y a quelques mois. A côté de lui se trouve son ami Sun Li, un fan de Mc Grath. C’est facile à trouver, il y a une moto suspendue en guise d’enseigne !

Un club de fans de motos Fu Zhi Yong est aussi le président du seul moto club de Chongqing, le cq7, qui revendique 1.200 membres dans la ville. C’est un vrai fan de motos, puisqu’il porte un T-shirt à la gloire de Kevin Schwantz et de son numéro 34.
Voir : cq7c.com

Il existe des runs sauvages Parfois les membres de son club se retrouvent et font des « runs » sauvages la nuit sur une portion de voie rapide désaffectée. Mais c’est relativement rare, puisqu’il n’existe qu’une vingtaine de « grosses » motos sur la ville. Enfin la police veille au grain. La plupart de ces grosses motos sont des 400 cm3, comme ici. Très souvent ce sont des modèles volés au Japon et entrés illégalement en Chine, car les taxes à l’importation atteignent très souvent 70% du prix de vente des machines.

Tour de Chine à moto Wang Cheng Wang (à gauche) et Yang Ming (à droite) ne payent pas de mine mais ils en ont dans le cuir. En effet, ils ont décidé de faire le tour de la Chine à Moto sur des trails Jialing de 70 cm3.
« Cela représente un périple de 20.800 km », explique Wang Cheng Wang. Ce journaliste de 43 ans, du Helong Jiang Daily, a pris un congé sabbatique pour pouvoir effectuer ce tour de Chine à moto.
Partis de la ville de Harbin (à 1400 km au nord-ouest de Pékin), dans la province de Heilongjiang, avec son compagnon de route ils vont mettre huit mois à effectuer leur périple.
« Ce tour de Chine est notre deuxième tentative », explique Wang Cheng Wang. « Nous avions tenté la même aventure, il y a deux ans, mais nous avons été refoulés dans certaines parties de la Chine à cause du Sras. »
Le choix et la cylindrée des motos choisies peut sembler curieux, mais « Il faut avoir des motos très légères pour passer sur les routes de montagne, notamment quand nous allons nous diriger vers Lhassa », explique encore Wang Cheng Wang. Ici, ils reçoivent leurs montures de M. Luo Wencai, au centre, le responsable du Motosports Club de la marque. _________________

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| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 11:33 | |
| La moto de compétition en Chine
Dossier spécial Chine N°7
La moto de compétition en Chine est relativement récente. Là encore, les choses changent et certains acteurs font tout pour que cela devienne une réalité.

Des effectifs squelettiques Même si la course de moto sur circuit existe depuis 10 ans en Chine, les effectifs sont squelettiques. Ici en ouverture des 6H de Zhuhai 2004, se dispute une course de Superbike avec des 1000 et des 400 cm3 devant une absence totale de public ! Il faut dire que le championnat se déroule sur 6 épreuves, c’est-à-dire moins qu’en Open de France ! Enfin il n’y a pas de grande vedette moto susceptible de drainer un public enthousiaste.

Le pied à l’étrier Michel Marqueton : sans lui les 6H de Zhuhai n’aurait probablement jamais existé. Il est l’homme qui a permis au championnat du monde d ‘Endurance de poser un pied en Chine et rien que cela est déjà un exploit.
Si les officiels chinois sont ravis de pouvoir montrer leurs capacités à organiser une telle course, le public a été quasiment absent des tribunes. Selon Michel « Le public chinois ne sait pas ce que c’est que la moto de compétition, sauf à travers la télévision. » Selon lui, le boum de la moto reste encore à venir « C’est la première fois que l’on organise un tel événement en Chine. »
Pour Michel Marqueton, le chemin fait pour organiser un tel événement a été plutôt chaotique. Il se rappelle ses débuts : « Au départ J’ai tenté avec des méthodes conventionnelles de convaincre Zongshen de l’intérêt pour un constructeur de participer à un championnat du monde d’Endurance ou même à des compétitions toutes simples. Je leur ait expliqué qu’ils avaient un intérêt technologique en plus d’un intérêt commercial. » Même si les Chinois comprennent le discours, ils ne craquent pas. En fait « Mon premier contrat avec Zongshen, je l’ai décroché au restaurant en trinquant avec le patron jusqu’à plus soif. » Le lendemain le contrat était signé.
C’est une méthode de travail qui peut surprendre les occidentaux, mais c’est comme cela que se font la plupart des contrats en Chine. « Les dirigeants ont besoin de connaître les gens avec qui ils vont travailler. On peut avoir le meilleur prix ou le meilleur produit, les contacts humains sont déterminants. »
Par contre, la parole donnée est sacrée, dans les deux sens. Ainsi Michel Marqueton a dû en faire le rude apprentissage dans l’organisation de son team : « Il n’y a pas de dépassement de budget autorisé et même si on est en difficulté il n’y a aucun espoir d’avoir un centime de plus. Car pour les chinois, dépasser un budget donné est une faute très grave. »
Après avoir été sacré champion du monde d ‘Endurance en 2002 et vice-champion en 2003, Michel Marqueton a décidé de s’investir dans le championnat mondial Superbike. « Pour nous cela nous semblait la suite logique puisque le WSBK est un ton au dessus du championnat d’Endurance. On se donne trois ans pour arriver au plus haut niveau. » Sa façon de faire sera la même qu’en Endurance : « Nous allons commencer avec de petits moyens, et construire le team petit à petit. »

Un fan de MotoGP Steven Stui, est l’un des acteurs qui risquent de faire bouger le plus le paysage de la moto en Chine. Fan de motoGP, il se bat depuis quelques années pour l’arrivée de cette discipline dans son pays. Son objectif est atteint puisque la Dorna a programmé une épreuve l’an prochain à Shanghai. Comme beaucoup d’hommes d’affaires, il est constamment pendu à ses deux téléphones portables.

Une équipe chinoise au plus haut niveau Cet industriel qui travaille dans la mode de luxe, y croit tellement qu’il a constitué avec ses relations un team au plus haut niveau. Cette équipe, qui est la seule de Chine, a été invitée en tant que "wild card" au GP de Malaisie, l’an dernier. La première moto a été financée par sa structure et la deuxième par Arlen Ness, le fabricant de cuirs, bien connu dans le monde de la compétition. Sur la 81 se trouve Huang Shi Zhao et sur la 82 He Zi Xian, les rares pilotes professionnels de Chine. _________________

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| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 11:34 | |
| La Chine atelier du monde (I)
Dossier spécial Chine n°8
La Chine commence à produire les équipements pour la moto, mais les chiffres déjà atteints commencent à donner le tournis.
La Chine produit déjà 70% des jouets, des horloges et des montres vendus dans le monde, ainsi que 50% des appareils photo, des téléphones et des ordinateurs. Depuis le récent accord (29 juillet 2004) entre Thomson et le chinois TCL, le premier fabriquant de postes de télévision au monde sera chinois avec plus de 20 millions de postes produits par an. Dans ce contexte, les fabricants chinois d’équipements moto suivent le mouvement et produisent en quantités considérables.

Des noms prestigieux Dans cette fabrique de cuir (Madif Industries) installée dans le district de Dong Guang, dans la banlieue de Canton, beaucoup de marques sous-traitent ou font fabriquer leurs produits. C’est notamment le cas de « Berik », « Dainese ». et « Arlen Ness ». Dans cette partie de l’atelier sont reconditionnés les cuirs des pilotes de renom comme Barros, Nakano, Ruben Xaus, Alex Hoffman, Tamada, Lavilla et Andrew Pitt. Le délai est de 24H pour cette opération.

Une main d’oeuvre 20 fois moins cher M. Minagawa Tomohiko est un expatrié japonais travaillant en Chine. « Nous nous sommes installés en Chine, voilà 3 ans, parce qu’un travailleur chinois est 20 fois moins cher qu’un ouvrier japonais. » Il reçoit le design des cuirs du bureau d’« Arlen Ness » installé en Italie, puis réalise les motifs qui seront ajoutés aux vêtements de cuir.

Mobilisables de jour comme de nuit Autre avantage selon M. Tomohiko « En cas de grosses commandes on peut faire tourner l’atelier 24H/24H, vous savez ici les travailleurs sont très dociles. » Dans cet atelier les ouvriers sont payés à la pièce. Cette usine produit environ 4000 combinaisons et 7000 blousons par mois. La demande est telle qu’il faut compter des délais de fabrication de 2 à 3 mois pour un modèle. Les cuirs sont des peaux de kangourou tannées au Brésil puis acheminées en Chine pour y être montées. Avant ces peaux étaient tannées au Japon avec de l’huile de baleine, mais « c’est de plus en plus difficile de trouver ce genre de produit. »

Un million de visières par mois Le dirigeant de la Jinhui Plastic factory prétend être la plus grande fabrique de visières de Chine. Sa société, basée à Canton, produit un million d’écrans par mois, surtout à destination du marché asiatique. Mais il travaille aussi pour AGV, Malossi et Givi. Ses prix sont extrêmement compétitifs, puisque le prix de revient d’un écran produit en Chine est de un dollar US soit 1,20 Euro à l’unité. Sa société a déjà commencé à se diversifier dans des produits comme les boucliers anti-émeute de la police et des lunettes de ski.
Voir jhplastic.com

Des contrôles de qualité Que l’on ne s’y trompe pas. Les industriels chinois ont largement dépassé le stade de la vulgaire copie et ont beaucoup investi dans des machines de contrôle de toutes sortes. Ici un employé de la Jinhui Plastic factory réalise un test de résistance sur un écran. D’autres machines de contrôles optiques, importées d’Italie, sont également utilisées au sortir des chaînes de fabrication. « C’est la condition pour rester le numéro un », explique M. Chen Jin Ming son PDG. D’ailleurs son taux de croissance annuel est là pour en témoigner « Entre 2002 et 2003, notre CA a augmenté de 30% et nous espérons en faire autant cette année. » _________________

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   Age : 38 Inscrit le : 28 Juil 2005 Messages : 3496 localisation : 03/12 moto actuelle : SVS 650
| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 11:35 | |
| La Chine atelier du monde (II)
Dossier spécial Chine n°9
Le miracle chinois n’est rendu possible que grâce au réservoir immense de la main d’œuvre de ce pays d’un milliard 300 millions d’habitants. Revers de la médaille : un certain nombre de ses habitants restent sur le carreau.

Tout est fait à la main Cette petite unité de fabrication de casques, la GSB helmet & accessories, emploie 150 employés qui polissent, peignent et garnissent les casques. Elle ne produit « que » 30.000 à 40.000 casques jet et 25.000 intégraux par mois. Les gros sacs blancs que l’on voit à travers la fenêtre sont les coques brutes des casques qui attendent d’être montés. Tout le travail est fait à la main, comme ici la pose des autocollants. Le faible coût de la main d’œuvre (100 euros/mois) permet d’obtenir des prix de revient imbattables. Ainsi un casque sortit d’usine coûte 7 à 8 euros. Mais des menaces planent sur ces petites unités de fabrication, car selon son Pdg Barry Yu « Les grosses sociétés, qui produisent entre 80 à 100.000 casques/mois, rachètent des dizaines et des dizaines d’unités comme la nôtre, pour avoir le monopole. "

Dans la vapeur des solvants Dans cette unité, on fabrique aussi des casques en fibre de verre (voir les moules par terre). Cette opération se pratique à mains nues, dans la vapeur des solvants, sans masque ni ventilation. Quand on songe au prix d’un casque en fibre de verre en Europe, on reste songeur.
Voir : www.gsbhelmet.com

Des conditions de travail dignes du 19ème siècle Les conditions de travail dans certains ateliers, ici une tannerie de jean’s dans la banlieue de Canton, sont dignes du 19ème siècle. Les ouvriers y travaillent dans une ambiance surchauffée, sans aucune ventilation. La protection de l’environnement est bien entendu un mot pratiquement inconnu en Chine, puisque les rejets de cette tannerie sont déversés tel que dans la rivière proche.

Bien plus mal lottis Ces ouvriers des tanneries peuvent toujours se consoler en pensant qu’il y a pire qu’eux. Témoins ces dockers qui déchargent, à dos d’homme, des bateaux remplis de graviers dans le port de Zhuhai.

Des millions de laissés-pour-compte Cette croissance a laissé un certain nombre de personnes sur le carreau. Témoins ces vendeurs à la sauvette, près de la gare routière de Zhuhai. Cette ville bénéficie du statut de zone franche, comme la ville de Zhenshen. Il y faut un permis pour venir travailler. Mais beaucoup de laissés-pour-compte viennent vendre des babioles pour tenter de survivre. Ici les alentours de la gare routière de Zhu Hai. Selon les chiffres de la chaîne de télévision CCTV, 4% de la population chinoise est sans emploi. A contrario, cette croissance a donné naissance à une haute et moyenne bourgeoisie qui dispose d’un pouvoir d’achat élevé. Cette classe possédante est, elle, estimée à 150 millions d’individus. _________________

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|  | | foggy84 PILOTE


   Age : 38 Inscrit le : 28 Juil 2005 Messages : 3496 localisation : 03/12 moto actuelle : SVS 650
| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 11:38 | |
| Voilà, pufffff, j'ai fini, j'espére que ce reportage sur la chine vas plaire. PS. pour alex j'espère qu'avec ce reportage que j'ai fait en chine, oui oui je me suis déplacé spécialement en chine pour vous, j'aurai enfin mon cheque à la fin du mois.
..........
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|  | | la peste Rang: Administrateur


   Age : 38 Inscrit le : 24 Juin 2005 Messages : 26644 localisation : Salon de Provence moto actuelle : passagère
| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 12:35 | |
| je lis tout ça ce soir  _________________
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|  | | foggy84 PILOTE


   Age : 38 Inscrit le : 28 Juil 2005 Messages : 3496 localisation : 03/12 moto actuelle : SVS 650
| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 13:31 | |
| j'espère bien, aprés interro pour si t'as bien appris la leçon.
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|  | | la peste Rang: Administrateur


   Age : 38 Inscrit le : 24 Juin 2005 Messages : 26644 localisation : Salon de Provence moto actuelle : passagère
| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Jeu 21 Juin - 17:30 | |
| t'as pas peur toi  _________________
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|  | | foggy84 PILOTE


   Age : 38 Inscrit le : 28 Juil 2005 Messages : 3496 localisation : 03/12 moto actuelle : SVS 650
| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Ven 22 Juin - 8:11 | |
| jamais.......  _________________
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|  | | aurélie Modérateur


   Age : 28 Inscrit le : 03 Nov 2006 Messages : 6799 localisation : 17 juin moto actuelle : pas encore...rêve d un gexx......
| Sujet: Re: SPECIAL CHINE Ven 22 Juin - 10:55 | |
| ou je lirai sa plus tard  _________________
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